J’arpente les pavés glissants.
Je commence à apprivoiser ce vide qu’es ce monde.
On dirait un monde après un holocauste.
Je ne suis pas arrivé à me fondre parmis ces habitants, certains ne doivent même pas être vivants. Suis-je moi-même vivant ?
La pluie ne cesse que rarement et je ne me souviens pas qu’il y ai une différence entre le jour et la nuit, le temps semble comme suspendu.
Je vois encore cet éclair qui m’aveugle, j’arrive à bloquer ce moment pour essayer de voir à travers le floue qui cache cette scéne cruciale où je ne fut plus et où je suis devenu.
J’erre à travers ces âmes en peine qui ne semble pas me voir, mais je sens la présence d’une force qui me scrute, qui m’étudie.
J’entends un cri qui n’est pas le mien mais qui me semble familier, il se confond avec le bruit sourd qui se fait de plus en plus lointain, de moins en moins audible.
Je sais que je suis vivant, mais pas certain de ne pas être mort !
Des sourires naissent sur des visages sans relief, que j’oublie aussi tôt.
Je tourne dans une cage sans limite.
Je traverse des quartiers qui semble avoir jaillis à différentes époques et àdiffèrent lieux.
Au loin, parfois, surgit la vision d’un bloc, d’un rocher lisse et immense.
J’arpente les pavés glissants.
Je commence à apprivoiser ce vide qu’es ce monde. Il me renvois a mon vide intérieur.
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